Blézimarder
Il paraît que Vasco de Gama, oui, nul autre que le grand navigateur portugais houspillait les membres de son équipage en les traitant de blezimardeur. Marder, est suffisamment près de merder pour que l’on comprenne qu’ils avaient échoué dans leur tâche, mais c’est le blezi qui rend l’attribut insultant puisqu’il servait à traiter quelqu’un d’insignifiant ou manquant de jugement.
Puis, est venu blésinarder signifiant, dans le monde du théâtre, jouer sans précision, en flanc-mou, quoi. Il a changé de sens en même temps que d’orthographe et blézimarder est devenu une technique utilisée en théâtre pour rattraper du temps perdu lorsqu’une partie de la pièce ou l’entracte a pris plus de temps que prévu. Il s’agit de se couper mutuellement les répliques, autrement dit, se couper la parole. Cela va sans dire que ce genre de jeu rend la pièce assez inintelligible, merci.
Basorexie
Du latin basium, « baiser » et rexis, « désir », la basorexie est le désir incontrôlable d’embrasser quelqu’un. Cette envie irrépressible peut certainement représenter un problème si l’objet de notre désir n’a pas la même envie ou pire, souffre de philematophobie, la peur des baisers. Dans tous les cas, on le sait, lorsqu’un sentiment est si fort qu’il frise la morbidité, rien de bon ne peut en résulter.
Quoique, s’il est une bonne façon de couper la parole à quelqu’un, c’est bien de laisser libre cours à sa basorexie…
Avez-vous des mots à nous proposer pour alimenter cette chronique? Des mots que vous auriez rencontrés au cours de vos lectures...